• Bezonvaux village détruit : une commune pas comme les autres

    Après la Seconde Guerre mondiale, aucun habitant ne cherche à s'installer sur la commune, même pas sur la partie ne relevant pas de la Zone rouge. Les présidents successifs de la commission municipale continuent de gérer le territoire communal, assistés de deux membres. Ces présidents sont, après Elie Trouslard désigné en 1939, Jean Trouslard (1947), Roger Collin (1948-1960), Lucien Marchal (1960-1981), Marcelle Bertrand-Collin (1982-2000) et Jean Laparra (à partir d'octobre 2000). Un exemple entre autres de cette gestion administrative et financière : en 2004-2005 est réalisée la vente à un particulier d'une parcelle de terrain communal, à savoir un tronçon de l'assise de l'ancienne voie métrique. Cette opération nécessite forcément une enquête et des démarches. Le président de la commission municipale doit aussi répondre aux questions concernant l'état-civil des personnes nées ou mortes à Bezonvaux. Actuellement, ces demandes sont le plus souvent celles de généalogistes. Il n'y a plus depuis longtemps d'affaires importantes concernant les anciens habitants, comme l'enquête effectuée en 1946 par le Ravitaillement général. Ce service procède alors à un contrôle des cartes de ravitaillement détenus par la population française au cours de cette année. Le président de la commission municipale, à l'époque Elie Trouslard, reçoit pour chaque natif et native de Bezonvaux encore vivant(e), une Fiche de contrôle, à charge pour lui de vérifier les éléments d'identité y figurant. L'examen de ces documents présente maintenant un triple intérêt : il permet de retrouver la trace d'anciens habitants du village, d'avoir une idée de la manière dont ils vivent 30 ans environ après l'avoir quitté et d'observer quelle est leur aire de dispersion. Actuellement, faisant suite aux réformes relatives à la décentralisation, la commission municipale bénéficie de ressources provenant essentiellement d'une dotation globale de fonctionnement et de la taxe foncière sur les propriétés non bâties. Elle perçoit aussi une redevance pour l'utilisation d'une partie du territoire de la commune par une société de chasse. Elle gère des dépenses, surtout celles qui sont afférentes à l'entretien des chemins, du site du village et des quelques constructions. Dans l'intérêt de la commune, la commission s'est aussi intégrée dans le mouvement d'intercommunalité. Un arrêté préfectoral du 26 décembre 1987 constate le regroupement de huit communes meusiennes détruites, dont Bezonvaux, et la création du « S.I.V.O.M (syndicat intercommunal à vocation multiple) des villages détruits en 1916 », ayant vocation à entretenir ou restaurer leurs chapelles, monuments aux morts et cimetières. Puis, Bezonvaux comme la plupart des villages détruits a rejoint la Communauté de communes de Charny créée le Zef janvier 2002. Globalement, l'opération lui est bénéfique, mais elle génère une superposition apparement inutile de compétences et surtout engendre un cumul de contributions au financement de ces deux organismes. La suppression du S.I.V.O.M. a donc été demandée.